biographie
27 mars 2018
FR

Marc Tallec (° 1970, Chambéry, France) réalise des photos, des dessins, des arts médiatiques et des installations d’art mixtes. En mettant le spectateur sur le mauvais chemin, ses photographies font référence à la théorie postcoloniale ainsi qu’à l’avant-garde ou au mouvement démocratique post-moderne et de gauche comme une forme de résistance contre la logique du système de marché capitaliste.

Ses photos reçoivent des fonctions incorrectes: les significations sont inversées et la forme et le contenu fusionnent. Les formes sont dissociées de leur signification originale, par laquelle le système dans lequel elles fonctionnent normalement est exposé. Les significations initialement non ambiguës sont brisées et disséminées à l’infini. En contestant la division entre le domaine de la mémoire et le domaine de l’expérience, il réalise des photographies qui peuvent être vues comme des autoportraits. Parfois, ils apparaissent idiosyncrasiques et bizarres, à d’autres moments, ils semblent des sous-produits typiques de la surabondance et du marketing américains.

Ses photographies établissent un lien entre la réalité du paysage et celle imaginée par son concepteur. Ces travaux se concentrent sur des questions concrètes qui déterminent notre existence. En parodiant les mass media en exagérant certains aspects formels inhérents à notre société contemporaine, il tente de créer des installations dans lesquelles l’événement actuel doit encore avoir lieu ou tout simplement se terminer: moments évocateurs d’atmosphère et de suspens qui ne font pas partie d’un fil narratif. Le drame se déroule ailleurs tandis que l’accumulation de tension est figée pour devenir le souvenir d’un événement qui n’aura jamais lieu.

Ses travaux démontrent comment la vie dépasse ses limites subjectives et raconte souvent une histoire sur les effets de l’interaction culturelle mondiale au cours de la deuxième moitié du XXe siècle. Il défie les binaires que nous reconstruisons continuellement entre Soi et l’Autre, entre nos propres «cannibales» et «civilisés». En explorant le concept de paysage de manière nostalgique, il explore la dynamique du paysage, y compris la manipulation de ses effets et les limites du spectacle en fonction de nos hypothèses sur ce que le paysage signifie pour nous. Plutôt que de présenter une réalité factuelle, une illusion est fabriquée pour évoquer les domaines de notre imagination.

Ses photographies traitent souvent de l’architecture et des éléments fondamentaux de la vie. L’énergie (chaleur, lumière, eau), l’espace et le paysage sont examinés de manière moins évidente et parfois développés de manière absurde. En quête de nouvelles méthodes pour «lire la ville», il crée avec des éléments quotidiens et reconnaissables, une situation inédite dans laquelle le spectateur est confronté au conditionnement de sa propre perception et doit reconsidérer sa position biaisée.

Son travail nous invite à renégocier la photographie comme faisant partie d’un médium réactif ou parfois autiste, commentant les thèmes oppressants de notre société contemporaine. En rejetant une vérité objective et des récits culturels globaux, il se concentre sur l’idée d ‘«espace public» et plus spécifiquement sur les espaces où chacun peut faire n’importe quoi: l’espace non privé, l’espace non privé, l’espace est économiquement inintéressant.

Ses images sont saturées d’évidence, d’inertie mentale, de clichés et de mauvaises blagues. Ils remettent en question la coercition dérivée de la signification plus profonde et de l’apparence esthétique superficielle d’une image. En démontrant la persistance omniprésente d’un «monde de l’entreprise», il absorbe la tradition de l’art du souvenir dans la pratique quotidienne. Ce suivi personnel et la renaissance d’une tradition passée sont importants en tant qu’acte de méditation.

Ses images rassemblées, altérées et propres sont confrontées à des matériaux esthétiquement résilients et thématiquement liés pour la mémoire et la projection. Le possible semble vrai et la vérité existe, mais elle a beaucoup de visages, comme le cite Hanna Arendt de Franz Kafka. Marc Tallec vit et travaille actuellement à Lyon.

GB

Marc Tallec (°1970, Chambéry, France) makes photos, drawings, media art and mixed media artworks. By putting the viewer on the wrong track, his photos references post-colonial theory as well as the avant-garde or the post-modern and the left-wing democratic movement as a form of resistance against the logic of the capitalist market system.

His photos are given improper functions: significations are inversed and form and content merge. Shapes are dissociated from their original meaning, by which the system in which they normally function is exposed. Initially unambiguous meanings are shattered and disseminate endlessly. By contesting the division between the realm of memory and the realm of experience, he makes works that can be seen as self-portraits. Sometimes they appear idiosyncratic and quirky, at other times, they seem typical by-products of American superabundance and marketing.

His works establish a link between the landscape’s reality and that imagined by its conceiver. These works focus on concrete questions that determine our existence. By parodying mass media by exaggerating certain formal aspects inherent to our contemporary society, he tries to create works in which the actual event still has to take place or just has ended: moments evocative of atmosphere and suspense that are not part of a narrative thread. The drama unfolds elsewhere while the build-up of tension is frozen to become the memory of an event that will never take place.

His works demonstrate how life extends beyond its own subjective limits and often tells a story about the effects of global cultural interaction over the latter half of the twentieth century. It challenges the binaries we continually reconstruct between Self and Other, between our own ‘cannibal’ and ‘civilized’ selves. By exploring the concept of landscape in a nostalgic way, he investigates the dynamics of landscape, including the manipulation of its effects and the limits of spectacle based on our assumptions of what landscape means to us. Rather than presenting a factual reality, an illusion is fabricated to conjure the realms of our imagination.

His works are often about contact with architecture and basic living elements. Energy (heat, light, water), space and landscape are examined in less obvious ways and sometimes developed in absurd ways. In a search for new methods to ‘read the city’, he creates with daily, recognizable elements, an unprecedented situation in which the viewer is confronted with the conditioning of his own perception and has to reconsider his biased position.

His work urge us to renegotiate photography as being part of a reactive or – at times – autistic medium, commenting on oppressing themes in our contemporary society. By rejecting an objective truth and global cultural narratives, he focuses on the idea of ‘public space’ and more specifically on spaces where anyone can do anything at any given moment: the non-private space, the non-privately owned space, space that is economically uninteresting.

His works are saturated with obviousness, mental inertia, clichés and bad jokes. They question the coerciveness that is derived from the more profound meaning and the superficial aesthetic appearance of an image. By demonstrating the omnipresent lingering of a ‘corporate world’, he absorbs the tradition of remembrance art into daily practice. This personal follow-up and revival of a past tradition is important as an act of meditation.

His collected, altered and own works are being confronted as aesthetically resilient, thematically interrelated material for memory and projection. The possible seems true and the truth exists, but it has many faces, as Hanna Arendt cites from Franz Kafka. Marc Tallec currently lives and works in Lyon.

 

écrit par http://500letters.org/ et traduit par Google Translate.